Ferroviaire – Logistique- Projets – Performance

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Innotrans 2026, toujours bouillonnant malgré la crise

Chers clients, chers lecteurs,

Ce mois de septembre est marqué par le salon Innotrans 2026 de Berlin, que j’ai eu le grandplaisir de retrouver et que j’ai trouvé toujours si animé, malgré les incertitudes actuelles.

Evènement mondial du ferroviaire, la biennale berlinoise voit toujours aussi grand : 220 000mètres carrés de stands, d’expositions et de conférences pendant 4 jours, plus de 1000 entreprises exposantes. Fêtant cette année ses 30 ans, Innotrans espère battre le record de
2024 où 175 000 visiteurs avaient été accueillis, de 133 pays.

Ce qui fait tout l’intérêt d’Innotrans, c’est bien sûr l’outdoor et ses très nombreux matériels exposés en plein air : locomotives, automotrices, trains à grande vitesse, wagons de fret, locotracteurs, engins de maintenance et de surveillance des voies, rames de métro, tramways
urbains…

Mais Innotrans, c’est également une concentration unique d’acteurs : on y côtoie évidemment les constructeurs de matériels roulants et fixes et leurs très nombreux fournisseurs et soustraitants ainsi que les exploitants ferroviaires (GI et EFs de tous calibres), mais également des ministères des transports, des bureaux d’ingénierie, des consultants, des organismes de certification, des écoles, des universités, des instituts de formation…

Cette profusion est accentuée par le caractère planétaire d’Innotrans : en dehors des entreprises européennes, on remarque des trains à grande vitesse japonais, coréens et chinois (dont la nouvelle gamme du géant CRRC apte à des vitesses de 400 km/h), des équipementiers
indiens, thaïlandais, coréens, pakistanais, des réseaux ferrés d’Afrique et du Moyen-Orient. Cette évolution explique la décision d’Innotrans de s’implanter en Asie : le salon berlinois aura désormais un petit frère à Singapour, qui s’y tiendra pour la première fois en septembre 2027.

Enfin, côté innovation, si l’IA était bien sûr aux premières loges pour appuyer des solutions de conception et d’exploitation ferroviaires, on constatait la poursuite d’expérimentations sur la conduite autonome, l’aérodynamisme, les chaînes de traction, les batteries… toujours mues
par le double impératif, qui s’impose au ferroviaire du XXIe siècle : sans relâche, poursuivre son verdissement et diminuer ses coûts.

Paris, 24 septembre 2026

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